« Cabaret du bout du monde » ou comment un metteur en scène congolais innovant ouvre la carcasse d’un texte et y pénètre pleinement avec sa réalité d’artiste congolais. Ce texte d’Eric Durnez, repris par le metteur en scène Nzey Van Masala, offre un spectacle interpellant et « décoiffant » nourri par les propositions dramaturgiques du metteur en scène belge Philippe Laurent. Le propos est certes universel, mais la quête révolutionnaire de Dolorès prend un sens différent au bord du fleuve Congo, dans une mise en scène et une énergie puissantes, et des comédiens qui donnent une pertinence nouvelle à une pièce qui a beaucoup tourné en Communauté française dans la mise en scène initiale de « Une Compagnie ».
© Anne Remiche (Dounia)
Une demi-douzaine d’artistes émeutiers, de troubadours insoumis racontent l’histoire joyeuse et tragique, poignante et dérisoire de Dolorès. Dolorès qui voulu bouleverser le monde et que le monde bouleversa… Les haltes de la jeune orpheline se font aux quatre coins du non-sens de notre petit monde, où exploitation, mondialisation, guerres et souffrances, corruption, pollution, intolérance… occupent le terrain.
Sur scène : 8 comédiens, 3 chanteuses ; dans les coulisses : un metteur en scène, un compositeur et 4 stagiaires metteurs en scène.
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