Hors champ de la littérature écrite, Yambi intègre aussi dans son programme deux spectacles de contes en français destinés à un public jeune. Pouvoir et fascination du verbe, pour dépasser les frontières… Avec Hubert MAHELA et Ria CARBONEZ-FRAIPONT.
Accompagné d’une chanteuse à la voie fort jolie et d’un musicien, le conteur Hubert MAHELA offre un récit inscrit dans la tradition orale tout en le revisitant de façon innovante. Sur scène, il procure une vive émotion et une joie non fataliste, mais quelquefois fatale. Ainsi il scandalise le public par son allure qui mêle l’irréel et le réel dans un paysage fait d’embûches.
Son répertoire est constitué des contes qu’il a entendus de ses parents, qu’il retrouve dans des ouvrages et ou encore qu’il écrit lui-même comme « Kinsiona », « Ndombolo » et « Mbanza Lemba ». Le chant, la danse, les mouvements sont mêlés à la parole, quelquefois rythmés par des instruments traditionnels dont il joue avec gaieté. Il a notamment une série de contes à thèmes comme l’amour, l’orgue, la sagesse.
Orpheline de père, née d’une mère aveugle, Kinsiona passera presque toute sa jeunesse en captivité dans une calebasse d’où elle chante chaque matin, midi et soir pour son maître, le méchant crocodile de la rivière Nsanda, déguisé en griot..
© Anne Remiche (Dounia)
Au commencement, les animaux n’avaient pas de squelette. Atofé, le forgeron, était chargé de donner à chaque animal son squelette, mais il n’en donna pas au Mutshopi, son propre neveu.
Matambasula est en danger, menacé de mort par un groupe de sorciers. Mais il ne succombera pas grâce au secours de ses trois chiens.
« Au cœur d’une clairière, une cabane. Dans la cabane, un bûcheron et sa femme.
Le bûcheron est grand, fort. Il travaille dur tous les jours dans la forêt. Ses lèvres ne dessinent jamais de sourire. Il est rude. Sa femme ne l’accompagne jamais. Elle reste à la maison. Tous les jours, après le départ du bûcheron, seule dans la cuisine, la femme pleure. Elle est triste. Ce n’est pas la monotonie de sa vie qui la rend triste. C’est son mari… ».
© Anne Remiche (Dounia)
Ria et Mamie vous présentent cette femme qui a su faire preuve d’imagination, d’humour, d’assurance pour sauver la vie qui grandit en elle. Grâce à elle, vous découvrirez l’histoire de la princesse Noor qui refuse d’épouser un prince comme son père le lui demande. L’histoire aussi de cette jeune fille qui rêve d’être la plus belle à la fête de ce soir, la fête de Moussa, le fils du Roi. Et enfin, l’histoire du premier homme et de la première femme. Du temps où l’homme et la femme étaient de même taille, de même force, de même intelligence…
Le spectacle La mère des contes n’est ni une improvisation, ni le fait du hasard. C’est avant tout l’aboutissement d’une passion pour l’art de la parole, d’une démarche intuitive et intellectuelle et d’une rencontre entre une conteuse et un metteur en scène. A leurs yeux, le conte est et reste une référence initiatique et formatrice.

Ces contes sont d’origine française, palestinienne, africaine et nord-américaine. Ils sont été réécrits et sont dits par Ria CARBONEZ-FRAIPONT. La musique a été créée par Mamie Claudine MAMBU. La mise en scène est de MITENDO MWADI YINDA L.