« Castrations » de Djodjo Kazadi et « Na Tempo » de Papy Ebotani sont deux pièces chorégraphiques des Studios Kabako.
Fondés à Kinshasa en 2001 par le chorégraphe Faustin LINYEKULA, les Studios Kabako sont une structure pour la danse et le théâtre visuel. Au côté des créations de Faustin LINYEKULA, les Studios kabako produisent et accompagnent les débuts chorégraphiques d’autres artistes congolais : Madrice IMBUJO, Djodjo KAZADI et Papy EBOTANI. La formation est également au cœur du projet des Studios Kabako qui développent aussi des projets d’échanges et de rencontres avec d’autres compagnies.
Après une formation théâtrale à Kinshasa (il joue pendant cinq ans avec la compagnie de théâtre Les Béjart), Djodjo Kazadi découvre la danse dans le cadre d’un stage avec Faustin Linyekula. Il se forme également dans le cadre d’ateliers auprès de Céline Bacqué, Toufik Oudhriri Idrissi, Hanna Hedman, Sylvain Prunenec ou plus récemment Meg Stuart. En décembre 2002, il est invité à participer à une résidence d’artiste à Douala dans le cadre du projet « Scénographies urbaines ».
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Photo : Agathe Poupeney |
En 2003, il organise le premier concours de danse hip-hop à Kinshasa qui l’amène à créer en 2004 une première pièce pour six danseurs hip-hop, Mudjansa. En 2005, il crée avec Papy Ebotani le duo Ya Biso qui sera montré en Afrique (Kinshasa, Bamako) et en Europe (Berlin, Paris, Berne et Mons). Castrations est sa troisième création.
Papy Ebotani vit et travaille à Kinshasa (République démocratique du Congo). Il commence par la musique et le rap avec différents groupes de Kinshasa, avant de se tourner vers la danse au sein de la compagnie de Jean-Marie Musungayi, Diba danse. Interprète pour Faustin Linyekula et les Studios Kabako depuis juillet 2001, il danse dans les créations de la compagnie : « Spectacularly Empty », « Triptyque sans titre », « Spectacularly Empty II », « Radio Okapi », « Le Festival des mensonges » et « The Dialogue Series : iii. Dinozord » de Faustin Linyekula et « Le Sentier » de Madrice Imbujo.
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Photo : Agathe Poupeney |
Il s'est formé et a suivi des ateliers auprès de différents danseurs et chorégraphes : Fred Bendongué, Céline Bacqué, Toufik Oudhriri Idrissi, Hanna Hedman, Sylvain Prunenec, Pep Ramis ou plus récemment Meg Stuart au Tanzwerkstatt à Berlin. Papy a également été invité à participer en décembre 2002 à une résidence de création à Douala dans le cadre du projet « scénographies urbaines », une invitation renouvelée à Kinshasa en décembre 2006 dans le cadre de la troisième édition des Scénographies Urbaines.
« Na tempo » (2004), un solo de 17 minutes, présenté à Kinshasa, mais aussi à Paris (Fondation Cartier) et à Berlin (festival Tanz im August) est sa première création. L'année suivante, Papy signe avec Djodjo Kazadi, aégalement danseur des Studios Kabako, un duo « Ya biso » (Pour nous), présenté à Kinshasa, Berlin, Paris, Bamako et Mons.
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Castrations de Djodjo Kazadi, DR |
Ce duo pour un danseur et une « vieille dame » s’inspire du dialogue intérieur d’un enfant qui grandit sous l’influence de sa grand-mère. Histoire d’une vie, de la colonisation à la Belgique. Morceaux de vie interrompus, décollés, arrachés… Comment des espaces de vie, nés dans la mémoire d’un enfant, se traduisent-ils dans son corps d’adulte... Le décor se dessine pendant la pièce par une série de portes symboliques qui s’assemblent, s’alignent, se déplacent dans le temps et donnent ainsi un relief et une profondeur à l’espace scénique. Le danseur évolue avec la scénographie. La musique vient renforcer l’impression d’étirement, du temps, de l’espace, mêlant sons, atmosphères et la voix de ma grand-mère.
Travail sur le temps, essentiel au déroulement de toute chose, d’une danse ou d’une existence… Du néant de la vie à l’incertitude de la survie…

« Na Tempo » parcourt l’histoire de Papy Ebotani, de ce qu’il vit au présent. Le temps est celui des enfants qu’il aura demain… le temps de leurs droits que l’histoire douloureuse et les difficultés quotidiennes font oublier à de nombreux parents au Congo. Pour ne pas dire trop tard, il faut s’y prendre à temps.
Au Parlement debout, la parole est libre. On ne parle pas nécessairement pour être écouté, on parle pour s’exprimer, pour dire, face à la parole de l’autre ou à son silence, dans les bruits de la rue, des véhicules, des passants, de la vie… « Les parlementaires debout », ces jeunes et vieux oisifs qui passent le plus clair de leur temps agglutinés autour des kiosques à journaux, jouent à chahuter l’ordre politique. On refait le monde, les mondes, chacun y va de son éloquence, de son bon mot, de son secret d’état… Sous l’arbre à palabres, l'un ou l'autre élèvera bien sûr la voix, tentant de monopoliser la parole, de se faire mieux entendre…
" Parlement debout " à Bruxelles uniquement