Une animation BD pour s’essayer au 9ème art et vivre un véritable voyage à travers quelques aspects de la vie quotidienne à Kinshasa.
Il paraît qu’en juin 2005 à Kinshasa, à l’approche de la date fatidique des élections, un homme appelé Kata-Kata semait la terreur dans les quartiers de la ville en découpant ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin avec sa machette Tramontina. Qui est-il ? Existe-t-il réellement ? Personne n’a jamais pu l’identifier, ni apporter la moindre preuve de ses méfaits.
À Kinshasa, tout se raconte de bouche à oreille, partout, sur la place publique, à l’école, dans le bus, au travail, au marché ou à la maison. Du sensationnel au plus anodin, les anecdotes les plus diverses circulent, prenant souvent un air de chose sérieuse. Il est difficile, dans cette ambiance, de séparer l’invraisemblable du réellement vécu.
Dans le cadre de l’exposition TALATALA en bande dessinée congolaise, en collaboration avec l’asbl Illusafrica, l’asbl Entre Deux Mondes présente une animation BD pour qui veut s’essayer au neuvième art tout en découvrant quatre facettes peu connues de la vie quotidienne à Kinshasa :
Des hommes qui se changent en serpent et qui avalent des femmes, des sirènes qui emportent avec elles des enfants au fond du fleuve Congo, des morts qui reviennent se venger sur les vivants, la vie quotidienne à Kinshasa est pleine de rumeurs et de magie à tel point qu’on ne distingue plus très bien le rêve de la réalité.
Dans un pays où l’Etat ne rempli plus son devoir, la population a apprit à ne compter que sur elle-même. L’article 15 (« débrouillez-vous ! ») est devenu l’article le plus utilisé du code de (sur)vie au Congo.
Recourir aux transports publics à Kinshasa n’est pas une mince affaire. Faire le trajet d’un point à un autre de la ville demande non seulement de la force physique et de l’astuce, mais avant tout de la patience.
Mourir en Europe est un rêve que nourrissent de nombreux Congolais. Ils sont prêts à s’exiler à n’importe quel prix, parfois des familles entières s’endettent pour envoyer un de leurs enfants en Europe dans l’espoir qu’il fera fortune et qu’il fera vivre toute la famille avec l’argent qu’il enverra.