Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC)
Parc de la Boverie, 3 - 4020 Liège
Du 27/10 au 02/12
Vernissage jeudi 26/10 à 18h
Ma au Sa de 13 à 18h / Di de 11 à 16h30
Fermeture les lundis et les 1, 2,11 novembre
Infos : 04 343 04 03
Regards croisés : Lubum-Kinshasa-Liège est un projet qui s’est développé en plusieurs étapes, depuis 2002, via un partenariat entre la Délégation Wallonie Bruxelles de Kinshasa, l’asbl congolaise « Dialogues », l’Institut des Beaux-Arts et le Musée National de Lubumbashi. Les connexions établies ont permis aux artistes des deux villes d’échanger une correspondance artistique, de travailler ensemble, de découvrir et de se découvrir. Techniques, styles, personnalités se sont affirmés.
La ville de Lubumbashi est jumelée à celle de Liège depuis 1961 et, depuis 2001, de fréquentes missions rapprochent de plus en plus les institutions des deux villes. Le Maire de Lubumbashi, Floribert Kaseba Makunku a toujours soutenu les efforts de l’Institut des Beaux-Arts, dirigé par Séraphine Mbeya. Aussi lors d’une exposition Regards Croisés : Kinshasa Lubumbashi, organisée par « Wallonie Bruxelles » et « Dialogues » est née l’idée de porter le regard plus loin et de le croiser à Liège.
Depuis 5 ans, les échanges se construisent grâce au soutien de la « Délégation Wallonie Bruxelles » et à celui de Monsieur et Madame George Arthur Forrest, Présidents de « Dialogues ». Monsieur Moïse Katumbi, Gouverneur de la Province du Katanga a accepté de parrainer le catalogue de l’exposition.
De ces rencontres sont nées des œuvres étonnantes, parfois subversives, toujours authentiques. Le creuset de cette créativité, c’est la liberté de chacun de s’exprimer et de se chercher. Les techniques sont diversifiées et les styles éclectiques. La spontanéité et le symbolisme d’un tableau réalisé par un enfant de la rue jouxte le message réfléchi, subversif de ceux qui comme Kabeya et Tshimé s’en sont fait le porte–parole.
La majorité des sculptures et peintures expriment une réflexion sur les traces du passé et l’oubli présent. Ce choix n’est pas innocent. Il révèle la volonté des artistes de participer au développement du futur de leur pays, en mémorisant erreurs et succès passés. Les multiples ateliers suivis ressurgissent parfois au détour d’un détail : soudures, récupération, accumulation, photographies… textures rugueuses, soyeuses, superpositions de matières, répétition de symboles, travail en série…
Au terme de ce projet, s’impose le désir des jeunes artistes lushois d’installer les sculptures dans la rue, directement en contact avec leur source d’inspiration. Et leur volonté de créer un scénario, de théâtraliser, ritualiser le message pour un public propre, hors des cimaises du Musée. Comédiens, musiciens, écrivains se retrouvent solidaires, acteurs.
Les artistes de Kinshasa et de Lubumbashi se rejoignent donc dans une démarche unique : celle de donner une vision plurielle du paysage plastique en RDC.