Le procès de Lucifer

Le procès de Lucifer, de la Compagnie des Piroguiers, spectacle écrit d’après l’œuvre de Kalema-Mbuyu, met l'homme devant sa responsabilité face au mal qui ronge notre planète. Le spectacle permettra de soulever, dans la foulée de la représentation théâtrale, un débat pertinent sur la problématique du terrorisme religieux. Cinq représentations de ce spectacle se dérouleront à Bruxelles.

  • Ve 14/09 - 19h - Salle Familia, Rue Jan Degreef, 5 à 1083 - Ganshoren.
  • Sa 03/11 - 18h - Salle Familia - Rue Jan Degreef, 5 à 1083 Ganshoren.
  • Sa 17/11 - 18h - Salle Ten Weyngaert - Rue des alliés, 54 à 1190 Forest.
  • Sa 15/12 - 18h - Centre culturel de Schaerbeek, Rue de Locht 91/93 - 1030 Bruxelles.
  • Ve 21/12 - 19h30 - Centre culturel de Schaerbeek, Rue de Locht, 91/93 - 1030 Bruxelle.

yambiLa compagnie théâtrale « Les piroguiers » présente Le procès de Lucifer, d’après l’œuvre de KALEMA-MBUYU. Une conception et une réalisation d’Olivier KAYOMO.

Le procès de Lucifer interpelle la conscience de l'humanité sur la notion du bien et du mal. À l'heure où le monde entier est secoué par le terrorisme, l'homme, au travers des kamikazes est devenu une arme fatale contre son prochain. Comme à l'époque des croisades, la guerre des religions semble aujourd’hui être lancée. Les « hérétiques » ou les « infidèles » sont abattus sans sommation. On assiste à une drôle de guerre où la cible peut être tout le monde et n’importe qui.

Qui sera le gagnant ? Personne ne le sait. Mais le perdant est déjà connu. C'est l'homme dans toute son humanité. Jean-Paul Sartre n'avait t-il pas raison lorsqu'il déclarait: « L'enfer c'est les autres » ? Et qui est l'autre, si ce n'est l’homme ?

Lucifer ou le diable qui est traduit en justice dans cette pièce ressemble au commun des mortels puisque les kamikazes, les pédophiles, les assassins, les racistes, les xénophobes sont des hommes. Le procès de Lucifer met l'homme devant sa responsabilité par rapport au mal qui ronge notre planète. Olivier KAYOMO croit qu’il est opportun d'interroger le plus de personnes possible sur la capacité de l'homme à interpréter les textes des grandes Religions monothéistes. Il pense que c'est de cette interprétation que dépend en grande partie la paix du monde. Vu sous cet angle, Le procès de Lucifer est le procès de l'humanité.

Olivier KAYOMO est conscient qu’oser aborder un thème si sensible est un exercice moral périlleux car cela peut heurter certaines susceptibilités. Cependant, il pense que son spectacle est réalisé sans fanatisme ni intégrisme, le but premier étant de soulever un débat pertinent par rapport à la problématique du terrorisme religieux.

Questions existentielles

Qu'il s'agisse de l'origine de Dieu ou de son rapport avec le diable, la pièce nous ramène à des questions existentielles. Dieu existe-t-il ou non ? Quel est son pouvoir sur la volonté des hommes ? La pièce interpelle le croyant et le non-croyant et c'est certainement ces mystères qui suscitent l'intérêt du public, puisque chacune des représentations se termine sur une discussion philosophique et spontanée du public autour du Créateur et de la création.

La pièce de théâtre étant un procès, c’est le public qui joue le rôle des jurés et à chaque fin de représentation, Olivier est toujours curieux de savoir quel sera le verdict du public sur la question : « Lucifer est-il coupable ou pas ? ». Le verdict varie beaucoup d’une représentation à une autre et c’est cette interactivité entre les acteurs et le public qui rend la représentation intéressante et originale.

Critique sur la justice humaine

Dans cette pièce, l’accusé accuse ! En effet, Lucifer critique sévèrement le système judiciaire établi par l’homme en démontrant ses imperfections. Une comparaison est réalisée entre le jugement de Lucifer et celui des hommes. En tous les cas, la justice humaine joue un jeu dangereux car l’homme a-t-il le pouvoir ou l'autorité au moyen de sa justice imparfaite de juger « Lucifer, L'ACCUSATEUR » ?

La séparation entre l’Eglise et l’Etat

Tout le spectacle est décrit sur le modèle classique d'un tribunal. Les argumentations du ministère public et de l'Accusé Lucifer montrent l'importance capitale de la séparation de pouvoir entre l'État et l'Église, ce qui est une victoire pour la démocratie.

Cette pièce est une adaptation. Elle permet à Olivier KAYOMO de rendre hommage à son auteur et, à travers lui, de saluer le talent souvent méconnu des auteurs africains et de contribuer au rayonnement de la langue française dans son expression théâtrale.

Par Olivier Kayomo/comédien et metteur en scène,
Tél : 0473 20 37 38
Av. Jean Sébastien Bach 16/1
1083 Bruxelles/Belgique

yambi

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